L'Université Vie Active, un creuset de culture attentif aux questionnements contemporains

L’UCLy accorde une grande importance à ce que chacun puisse approfondir ses connaissances, et sortir des cadres préétablis, notamment par l’art. Si la culture générale est un incontournable pour aborder la complexité du monde, c’est aussi un moteur d’action et d’engagement.

Culture UNIVA

mis à jour le 24 janvier 2020
UCLy

S'il est bien un questionnement contemporain qui est prégnant aujourd’hui, c’est bien celui de la complexification du monde, complexification qui le rend de plus en plus difficile à appréhender. Le complexe est une conjonction d’ordre et de désordre, dans laquelle des logiques antagonistes coexistent, qui évolue par bifurcations, qui est capable de s’auto-organiser, où le produit final agit sur le système qui l’a généré, nous dit Edgar Morin, sociologue, philosophe et penseur de la complexité. C’est un système instable et ouvert, dans lequel le nombre de facteurs n’est pas constant, et qui est le siège d’interactions multiples et diversifiées tant en interne qu’avec l’extérieur. Ces quelques caractéristiques s’appliquant très bien à la personne humaine et aux sociétés, celles-ci sont donc par nature complexes.

"La première vertu de la culture générale est d’aider à appréhender la complexité…"

Dans l’incapacité d’agir face au réchauffement climatique

Lorsque le monde était relativement bipolaire, et que la très large majorité de sa population était dans l’ignorance et n’avait pas voix au chapitre, les choses étaient déjà complexes. Mais quand, grâce aux technologies numériques et aux mobilités internationales facilitées, l’information circule partout et qu’il est
possible pour beaucoup de s’exprimer, la complexité s’accroît encore. Conséquence immédiate ? Ce monde est de moins en moins gouvernable collectivement, tout au moins avec les outils et concepts utilisés jusqu’à maintenant. Une des illustrations les plus dramatiques de cet état de fait est la question du réchauffement climatique : sa réalité n’est plus discutable. On sait de façon certaine qu’il va générer d’immenses problèmes environnementaux, sociaux, économiques et politiques. Pour autant, la gouvernance actuelle du monde est dans l’incapacité de prendre des mesures opérationnelles pour y remédier.

La culture pour mieux appréhender le monde

Le général de Gaulle, dans Le Fil de l’épée en 1932 écrivait à propos du commandement : « La véritable école est celle de la culture générale. Par elle, la pensée est mieux à même de s’exercer avec ordre, de discerner dans les choses l’essentiel de l’accessoire, (…) de s’élever à ce degré où les ensembles apparaissent sans préjudice de nuances. » Cette appréciation ne s’applique-t-elle pas aussi à l’appréhension de la complexité ? L’UNIVA y contribue en offrant chaque année à plus de 2 200 personnes la possibilité de mieux appréhender différents sujets, avec un haut niveau d’exigence intellectuelle.

Homme parlant sur une estrade avec piano derrière lui - Univa

Si l’on poursuit l’exemple cité plus haut sur le réchauffement climatique, l’UNIVA a mis en place un cours assuré par une docteure en Philosophie, auteure d’une thèse intitulée « Pour une ontologie de l’écologie. Penser les fondements philosophiques de la conversion écologique », sur ce que les grandes traditions spirituelles du monde ont à dire du lien de l’homme avec la planète. Il ne fait pas de doute que le christianisme et le bouddhisme, pour ne citer que ces deux-là, ne vont pas aborder le problème de l’avenir de l’humanité et de la survie de l’écosystème planétaire de la même façon. Face à ce problème d’une complexité et d’une gravité extrêmes, seules des approches essayant de concilier les visions de toutes les sagesses peuvent espérer aboutir à des résultats. Et ce d’autant plus qu’aborder la complexité relève plutôt du paradigme constructiviste, donc de la coconstruction d’une réponse aux problématiques rencontrées, que d’une vision où seuls les experts ont voix au chapitre.

"… mais aussi d’agir comme un moteur d’action et d’engagement."

Savoir pour agir

Donc une première vertu de la culture générale est d’aider à appréhender la complexité. Mais il y en a une autre que l’UNIVA révèle particulièrement : l’accroissement de la culture générale est un moteur de l’action, de l’engagement, et même de l’excellence dans l’action. « Lis le journal, tu danseras mieux », disait Maurice Béjart à un de ses élèves.

« Lorsqu’on est curieux depuis toujours, et qu’on n’est plus le nez dans le guidon de la vie professionnelle, on se cultive et on apprend des tas de choses passionnantes », nous dit Charles, bénévole à l’UNIVA depuis de nombreuses années. Et il poursuit : « Mais ces connaissances que l’on acquiert, il nous vient très vite l’envie, d’une part de les partager, d’autre part de donner envie à d’autres d’y accéder. » Et donc de s’engager pour contribuer à sa manière à la diffusion des savoirs, avec toute la rigueur qu’un ingénieur exige de l’exercice, mais aussi avec la bienveillance et l’attention à l’autre qui est une marque de fabrique de l’UNIVA.

La culture générale, un incontournable pour appréhender la complexité, un levier majeur pour l’engagement individuel, débouchant logiquement et tout en finesse sur l’action collective. Le général de Gaulle devrait s’y retrouver !

QUAND LA CULTURE CRÉE L’ACTION

Thérèse, bénévole elle aussi à l’UNIVA, enfonce le clou, et, bien qu’ancienne professeure de français, en ferait presque un théorème mathématique, que l’on peut illustrer ainsi :

Quand la culture créé l'action - UNIVA

PLUS DE 2 000 INSCRITS À L’OFFRE UNIVA

Depuis 1975, au sein de l’Université catholique de Lyon, l’UNIVA propose à tous les publics, sans conditions d’âge ou de prérequis, une offre d’une trentaine de cours, parfois complétés de voyages d’étude, une vingtaine d’ateliers et des visites. Les cours sont sur un format de six ou neuf séances de deux heures assurées par un même intervenant en un seul lieu (campus UCLy, Lyon 2e).

Homme assis à un bureau inscrit à UNIVA

Ils couvrent différents champs de la culture générale : civilisations et religions, géopolitique et économie, histoire, littérature, arts, philosophie, psychologie, sciences, et sont renouvelés tous les ans. Plus de 2200 personnes s’inscrivent chaque année (en croissance régulière) pour suivre en moyenne deux ou trois propositions (cours, ateliers, visites, voyages).

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