La Faculté de Philosophie accueille Chiara Pesaresi au sein de son équipe

Spécialiste de Jan Patočka et Henri Maldiney, Chiara Pesaresi a rejoint l'UCLy à la rentrée 2020

Pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Chiara Pesaresi, j’ai 33 ans, je suis italienne et docteur en philosophie de l'Université de Macerata en Italie et de l’Institut Catholique de Paris.

Quel est votre parcours professionnel ?

De 2013 à 2016 j’ai effectué ma formation doctorale entre l’Italie, la France et la République tchèque, où j’ai intégré comme visiting fellow les Archives Jan Patočka de Prague. Ma thèse portait en effet sur ce philosophe qui est une figure centrale de la dissidence tchèque ; elle a obtenu le prix Václav Černý de l’Ambassade de la République tchèque en France et le prix de thèse de la maison d’édition italienne EUM, grâce auquel elle a pu être publiée. De 2016 à 2020 j’ai été chargée d’enseignement à la Faculté de philosophie de l’Institut Catholique de Paris ; j’y occupais également le poste de déléguée scientifique du Vice-Rectorat à la Recherche et de la Chaire Bien commun. Entretemps, en 2017, j’ai obtenu ma qualification aux fonctions de maître de conférences (section 17 du CNU - Philosophie).

Depuis 2019, je co-préside par ailleurs le réseau international OFFRES (Organisation francophone pour la formation et la recherche européennes en sciences humaines), qui promeut la coopération entre chercheurs francophones en particulier d’Europe centrale et orientale.

Quels sont vos domaines de recherche ?

Mes principaux domaines de recherche sont la phénoménologie (allemande et française), ainsi que ses ouvertures interdisciplinaires, et l’histoire de la métaphysique. Courant philosophique né au début du XXe siècle, la phénoménologie s’efforce de sortir de l’étroitesse des paradigmes dominants (idéalisme, réalisme), en repensant la relation de l’homme au monde à travers le prisme de la conscience (Husserl) ou de l’existence (Heidegger). Moins un système philosophique qu’une manière de réapprendre à voir le monde, la phénoménologie a pu réinvestir des concepts et domaines aussi diversifiés que la vie, le corps, la perception, l’art, la chair/l’incarnation, la maladie, pour en nommer quelques-uns.

Les auteurs sur lesquels je poursuis mes recherches sont principalement Jan Patočka et Henri Maldiney. Sur ces thèmes et auteurs j’ai publié, outre la monographie issue de ma thèse (Jan Patočka. Dalla libertà alla natura, EUM, 2020), des articles dans des revues scientifiques nationales et internationales. Parmi les plus récents : Phenomenological Figures of Non-sense: Reflections on Chaos and History (Finitude and Meaning. Essays on Paul Ricoeur’ and Jan Patočka’s Views on History, 2020), L’ébranlement du monde bien connu. Lectures croisées de Patočka et Maldiney (Studia Phaenomenologica, 2019) ; De la lutte pour la reconnaissance au don de soi. Patočka et Ricœur lecteurs de Hegel (Meta, 2017).

Quelles sont vos missions à l’UCLy ?

Depuis le 1er septembre 2020 je suis enseignant-chercheur, maître de conférences à la Faculté de Philosophie, ou je dirige également le 3ème cycle. Je suis aussi rédactrice adjointe de la revue Théophilyon et membre du pôle de recherche « Théologie, philosophie et sciences religieuses ».

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre l’UCLy ?

L’UCLy est une université en pleine évolution, où cohabitent tradition et innovation, c’est un lieu d’une grande vivacité sur le plan de la recherche comme de l’enseignement. La pluralité et la confluence des disciplines, l’ouverture sur la société et à l’international sont des éléments qui rendent ce lieu particulièrement attrayant pour moi. Il est extrêmement stimulant d’intégrer un contexte universitaire aussi dynamique, et de pouvoir y apporter sa contribution.