Les enjeux et défis de l'ISF selon ses directeurs

ISF

mis à jour le 10 décembre 2019
UCLy

EMMA GOUNOT, Professeur de droit (directrice de l’ISF de 1974 à 1984) « L’Institut des Sciences de la Famille veut être un carrefour de rencontre et de confrontation entre spécialistes des diverses sciences humaines (...) et philosophes et théologiens, et avec ceux qui par leur profession ou par leurs engagements ont des responsabilités dans le domaine de l’action familiale et de l’éducation. Il veut notamment susciter une réflexion philosophique et théologique en fonction des données actuelles des sciences de l’homme et des conditions concrètes de la vie des foyers ».

JOËL CLERGET, Psychanalyste, écrivant (directeur de l’ISF de 1984 à 1986) « Le défi de l’Institut des sciences de la famille c’est de tenir une pensée et une parole vivantes sur les réalités familiales et la question de la transmission. Il importe que le statut universitaire de la recherche soit tenu dans une élaboration pluridisciplinaire. On a toujours à apprendre des autres chercheurs quelque chose ».

XAVIER LACROIX, Professeur de théologie (directeur de l’ISF 1986 à 1994) « L’Institut des sciences de la famille se situe à une tripe intersection : théorie/pratique ; interdisciplinarité ; inspiration chrétienne/argumentation philosophique. Si tension il y a entre inspiration et argumentation, il est nécessaire que cette tension soit problématisée. Elle-même est objet de questionnement. Il est important de ne pas trop vite abolir, supprimer la tension ».

CHRISTIAN MONTFALCON, Vicaire général du diocèse de Lyon (1988 à 1994), qui encouragea la naissance de l’Institut. « Je souhaite que l’Institut des sciences et de la famille suscite de la pensée et des penseurs. Ayez beaucoup d’audace et de courage pour ouvrir des chemins nouveaux et offrir des repères clairs qui ne soient pas figés ! ».

BERNADETTE BARTHELET, Docteur en droit (directrice de l’ISF de 1994 à 1998) « L’institut des sciences de la famille est une chance pour l’université. Il a pour but de révéler l’état de la famille à un moment donné et d’analyser les faits tels qu’ils sont et non tels que nous voudrions qu’ils soient... Pour y parvenir, que de batailles épistémologiques ! L’Institut des sciences de la famille est en quelque sorte un médiateur entre le temporel et le spirituel. »

CHANTAL RODET, Docteur en sociologie (directrice de l’ISF de 1998 à 2002) « L’Institut des sciences de la famille doit tenir l’écart paradoxal entre le fait de débattre penser, analyser et de placer cette confrontation au cœur de l’université catholique. Débattre des sujets sur lesquels la communauté catholique est elle-même divisée est une gageure mais c’est remarquable. C’est un pari qui se renouvelle chaque année et que nous risquons depuis 40 ans ».

PIERRE BENOIT, Docteur en en philosophie (directeur de l’ISF de 2002 à 2006) « La vocation de l’Institut des sciences de la famille c’est de problématiser la famille, c’est-à-dire, d’ouvrir la liberté de décision à quelque chose qui dépasse chaque discipline ».

PASCALE BOUCAUD, Professeur de droit (directrice de l’ISF de 2007 à 2012) « L’Institut des sciences de la famille est une entité unique et précieuse, où l’interdisciplinarité permet de dynamiser la réflexion sur la famille, cet élément si naturel et si fondamental. Il s’agit de relever le défi d’une recherche objective, soutenue par un réseau universitaire international, pour une action au service de la société et de ses diversités spirituelles ».

VALERIE AUBOURG, Docteur en anthropologie (directrice de l’ISF depuis 2012) « L’Institut des sciences de la famille se donne pour but de penser les complexités de la famille et d’accompagner ses transformations ».