UNITÉ 3 : Droits de l'Homme

Protection internationale et européenne des Droits de l'Homme

(CM : 24h / 4 crédits)

Le cours examine les courants théoriques au fondement du droit international et les interroge du point de vue de la supra-normativité des droits de l’homme. Dans ce cadre, nous examinons les modalités et moyens d’interprétation des traités relatifs aux droits de l’homme, avant d’analyser les épreuves des droits de l’Homme dans les actualités de détresse humanitaire, à l’aune des régimes juridiques de la souveraineté étatique, des immunités et de la responsabilité internationale.

Séminaire de droit international des Droits de l'Homme

(TD : 12h / 2 crédits)

Le Séminaire de Droit international des Droits de l’Homme vient compléter le cours magistral de Droit international et européen des droits de l’Homme. Il s’agira, en 10h, d’étudier plus particulièrement la garantie des droits de l’homme au niveau international, en dégageant ses spécificités mais aussi ses implications. Ainsi, le séminaire s’articulera autour de deux grands axes : la normativité et l’opérationnalité du Droit international des droits de l’Homme, croisant tous deux la problématique de l’effectivité de ce corps de règles et ouvrant le débat sur l’évolution de l’ordre juridique international sous l’effet de la prise en compte des droits de l’Homme.

Religions et droits de l’homme 

(CM : 15h / 2 crédits)

Il s’agira de proposer une analyse critique de la relation complexe et ambivalente entre les religions et les DH, qui relèvent de définitions sociales, culturelles et politiques différentes :

  • Pour certains auteurs, les DH trouveraient leurs racines dans les discours religieux, parfois millénaires : un tel fondement religieux des DH permettrait de justifier l’idée de droits supérieurs au droit positif, inhérents à l’homme, tout en sacralisant l’être humain, en tant que créature divine, doté de droits inaliénables car de source divine.

Même si des références à la tolérance, la fraternité, la dignité humaine, l’égalité, la justice et la charité sont présentes dans la plupart des discours religieux, on ne saurait en déduire un fondement absolu des DH.

  • Pour les humanistes, les DH résulteraient au contraire d’un mouvement d’émancipation de l’individu (ce n’est plus le divin mais l’homme qui est au centre de la société) qui attribue à chaque être humain des droits et liberté universels et inaliénables à approche universaliste
  • Par ailleurs l’organisation du pouvoir religieux et les liens noués avec le pouvoir politique (religion d’État) ont pu conduire à des doctrines opposées à l’idéal des DH