Témoignage François Bel - DU philosophie de l'ostéopathie

Publié le 25 avril 2016 Mis à jour le 21 juillet 2017
1) Comment avez-vous eu connaissance du DU « Philosophie de l’ostéopathie » ?
Une connaissance a fait le DU l’an dernier et me l’a vivement recommandé. J’ai également lu le livre de Jean-Marie Gueullette qui m’a enthousiasmé. J’étais donc curieux de rencontrer cette équipe.
 
2) Pourquoi vous êtes-vous inscrit à cette formation ?
Réfléchir sur l’ostéopathie est une chose essentielle pour moi qui suis ostéopathe depuis de longues années. J’enseigne également et cela me paraît essentiel de rencontrer des personnes qui font avancer ma réflexion.
 
3) Que vous apporte cette formation par rapport à votre formation initiale d’ostéopathe ?
C’est très différent de se former en ostéopathie dans une école ou dans des stages post- gradués, et de faire ce DU qui apporte un approfondissement et une mise en perspective de notre discipline.
 

 
4) Y a-t-il déjà pour vous une forme de mise en application de ce que vous travaillez au DU dans votre quotidien d’ostéopathe ?
Concrètement, il n’y a pas de mise en application de ce que j’ai appris au DU dans mon quotidien d’ostéopathe, mais c’est surtout une prise de hauteur qui me permet d’avoir une réflexion plus large et étendue sur ma pratique et sur l’enseignement.

5) Que pensez-vous de l’articulation entre réflexion philosophique et travail pratique durant la formation ?
Il est très intéressant de chercher des articulations entre la pratique et les réflexions philosophiques par exemple pouvoir diagnostiquer un patient à deux ostéopathes puis échanger sur ses perceptions cela permet de prendre la pleine conscience de notre subjectivité ostéopathique. Ces pratiques sont un point fort DU.
 
6) Comment cette formation vient questionner votre activité professionnelle ?
Prendre de la hauteur sur son activité professionnelle est une grande chance que nous permet le DU. Pour moi qui suis enseignant cela vient surtout à me questionner sur la valeur et sur l’éthique de la qualité de notre transmission de cette discipline à nos étudiants, futurs confrères. Je dirais que cela a renforcé la prise de conscience de l’importance d’une transmission juste, éthique et profonde de ce qu’est l’ostéopathie.

7) Lors des sessions, quelle est la thématique qui vous a le plus marqué et pourquoi ?
Je ne puis dire s’il y a une thématique qui m’a plus marqué que les autres, mais c’est une ambiance globale de réflexion autour de ma vision de l’ostéopathie. L’intersubjectivité, l’absurdité de vouloir être cartésien pour certains ostéopathe (dont je n’ai jamais été bien entendu), la difficulté à verbaliser au juste ce que c’est une perception et un ressenti sont autant de thèmes qui m’ont interpellé.
 

 
8) Que souhaitez-vous dire à des ostéopathes qui découvrent l’existence de cette formation ?
Il n’y a aucune hésitation, il est vivement recommandé de faire ce DU, c’est une chance formidable de prendre un temps de réflexion sur sa pratique en étant encadré par des enseignants universitaires d’une grande compétence et d’une bienveillance absolue. Je ne peux que dire à tout le monde « allez-y, c’est une grande chance qu’il ne faut pas rater ! ».