Les Doctorales

Sélection des évènements à destination des doctorants du Collège doctoral.

Les Doctorales regroupent tous les évènements que le Collège Doctoral sélectionne chaque année à l’attention de ses doctorants, qu’il s’agisse d’évènements internes à l’UCLy ou de partenaires extérieurs.

Retrouvez les évènements scientifiques retenus pour cette année 2022-2023

Colloques

  • Colloque Patristique « Les pères de l’Eglise et la synodalité antique ».

    Par la mise en commun des savoirs et du savoir-faire de disciplines variées, ce colloque se donne pour objet d’explorer l’histoire des représentations pour définir la synodalité antique en évitant autant le « romantisme antique » que la déconstruction systématique. Quelles expériences de synodalité les Pères de l’Église ont-ils vécues, analysées, proposées ? Pour enrichir la connaissance de la synodalité, celle-ci sera envisagée très concrètement sous l’angle de la rencontre entre Églises, et à l’intérieur des Églises : à l’heure où le distanciel est devenu un horizon familier, que nous dit la synodalité antique de l’expérience de gouvernement fondée sur la rencontre ?

    Jeudi 13 au samedi 15 octobre 2022

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  • Colloque de la Fondation Jean Rodhain « Passer de la peine à la sanction, chemin obligé vers une société harmonieuse et sûre »

    La société considère trop souvent la souffrance de l’auteur d’un crime ou d’un délit comme la seule réponse/réparation possible face à la douleur de la victime. Sans doute influencée par une conception doloriste du christianisme, elle va même parfois jusqu’à considérer l’expérience de la souffrance comme une expérience salvifique pour l’auteur lui-même. L’utilisation courante du mot peine est symptomatique de cette conception. Or, cet accent excessif mis sur la souffrance nuit à l’estime de soi qui est un préalable nécessaire au relèvement et à la remise en marche des personnes.

    Un changement de paradigme apparait aujourd’hui nécessaire pour désolidariser la notion de punition de celle de violence volontairement infligée. Réfléchir en termes de sanction plutôt qu’en termes de peine peut y contribuer. S’il comporte l’idée d’un obstacle, d’un non catégorique prononcé devant un comportement inadmissible, le mot sanction ouvre, contrairement au mot peine, la possibilité d’un chemin. Si subir une souffrance maintient dans une forme de passivité, se voir signifier un non peut rendre actif. Face à l’évènement que constitue ce non, la personne est appelée à mobiliser ses forces et à s’auto déterminer.

    Ainsi conçu, le temps de la sanction acquiert une toute autre dimension et la manière de le vivre se trouve radicalement bouleversée. Là où, compris comme une peine, il condamne le présent à l’inutilité, à une forme de stérilité, compris comme une sanction, il fait de ce présent de la détention un temps de passage, utile et potentiellement fécond.

    Le système judiciaire et l’administration pénitentiaire ont pour objectif la réinsertion des personnes dans une logique de lutte contre la récidive et visent à ce que la personne ne fasse plus parler d’elle. Or, si la lutte contre la récidive est un objectif louable, limiter la réinsertion à cet objectif semble un horizon bien peu ambitieux aux yeux de ceux qui aujourd’hui conçoivent une justice restaurative. Le véritable objectif serait d’ouvrir un chemin vers une authentique réconciliation qui permette de rétablir du lien entre auteur, victime et société.

    L’infracteur retrouvant un droit à la parole est alors un acteur de ce rétablissement. Toute loi est objet d’interprétation ; les articulations entre appareil législatif, appareil judiciaire et administration pour produire et exécuter la sanction la mieux adaptée à celui qui l’exécute, à la victime, et à la société méritent d’être discutées. Dans ce débat, même la parole de l’infracteur doit être entendue

    Vendredi 25 au dimanche 27 novembre 2022

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  • Colloque « Complexité des situations d’exil des mineurs non accompagnés » - pôle 4

    Les flux migratoires posent des questions politiques, juridiques et éthiques, mais également psychologiques. L’accueil des populations déplacées, dans des dispositifs multiples, confronte les professionnels à des interactions riches et complexes, à la fois avec les problématiques qui s’y déposent (le traumatisme, l’interculturalité, l’adolescence, la maternité, l’ordinaire de la vie d’un jeune adulte, etc.) mais également avec les temporalités, les formes administratives, les images et les discours imposées par le méta-cadre social.

    La prise en charge des mineurs étrangers isolés, devenus depuis des mineurs non accompagnés, a en effet mobilisé depuis plusieurs années par son ampleur la protection de l’enfance, et a vu l’éclosion d’un certain nombre de structures. Cela dans un contexte renouvelé de l’action publique et de la manière dont les salariés de l’éducation spécialisée font équipe, groupe, collectifs et une époque où les idéaux sont malmenés. Il y a une certaine effervescence de l’action sociale, entre désinstitutionalisation et expérimentation qui confronte à la question de la pérennité des savoirs, des savoir-faire et des bricolages adaptés aux contextes locaux, ainsi que leur transmission.

    La construction d’équipes, de cultures de travail, de mythes collectifs, de dispositifs est également un enjeu dans un contexte particulièrement abrasif et mouvant. Les formes de présence et d’absence, les rythmes d’entrée en lien, les séparations parfois brutales, les paradoxes administratifs (une même loi mais des applications du droit différente) mettent à rude épreuve les liens. La nécessité se fait jour de se dégager d’une logique réductionniste (le migrant, la victime, l’Africain, le récit de vie, la minorité, le Droit des étrangers) pour accéder à la grande complexité des situations. C’est la raison pour laquelle cette journée d’étude se propose de penser collectivement différents axes de la prise en charge des mineurs non accompagnés : les vécus subjectifs des jeunes migrants et leurs formes d’expression diverses (corps, scène, acte, langage, objets culturels, mouvements, présence/absence) ; les vécus subjectifs traversant les dispositifs d’accompagnement et les équipes, les logiques de la demande et de la non-demande, les émotions, la transmission des expériences ; l’engagement et l’investissement, les articulations entre des politiques locales et nationales, les diversités de situations territoriales.

    Cette journée ponctue un projet de recherche faisant se rencontrer professionnels et chercheurs de différentes disciplines, dans une nécessaire approche interdisciplinaire nourrie des apports du terrain.

    Vendredi 20 janvier 2023

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  • Colloque « La Parole entre ciel et terre. La parole vivante ou comment la parole donne vie au corps » : pôle 2

    Là où il y a l’humain s’atteste qu’il y a des corps et que ces corps là ont ceci de spécifique qu’ils parlent. Ceci étant posé, il est pourtant difficile de dire ce que c’est que parler. La culture actuelle très imprégnée de représentations issues de la découverte des sciences de la nature ne procure pas de ressources pour penser la parole. Au contraire, à la faveur de ce naturalisme très virulent, la parole s’y voit occultée, méconnue, réduite à être l’un des modes de la communication biologique, qu’il serait en outre possible de reproduire artificiellement. Il faut donc d’autres ressources de pensée, autres que naturalistes, pour rendre justice à la parole du corps parlant. Et tout lecteur de la Bible en a l’intuition, ces ressources de pensée sont à trouver dans le champ du biblique. De la Genèse à l’Apocalypse de Jean, la Bible met en récit la parole en faisant se rencontrer en sa figure le divin et l’humain. Dès l’ouverture de la Genèse, la Bible conjoint ainsi origine et parole, puisque faire l’homme à l’image de Dieu, cela consiste à déposer en lui le pouvoir de la parole créatrice. Il y a très peu, seulement quelques versets, de la parole divine qui met en forme le monde à la parole du premier homme, qui fait venir les animaux en présence en leur donnant un nom. Interface entre ciel et terre, au long des Ecritures, la parole met la logique au défi et la pensée en crise. Tout en elle est paradoxe. Volatile, elle pèse de peu dans le monde, et pourtant c’est elle qui ouvre le monde. Aussi puissante qu’insaisissable, la parole l’est d’abord au sein du milieu où elle se déploie : le langage. Elle porte les mots à l’expression, et pourtant s’engageant toujours avant les mots, dans l’écoute, elle demeure essentiellement silencieuse. Autre de la langue, la parole fait brèche dans le corps vivant en l’ouvrant à ce qui ne se laisse ni maîtriser, ni savoir. La parole porte vie à l’homme, et pourtant elle est comme hantée par la mort. Serait-ce que le pouvoir d’appeler les choses à être ce qu’elles sont nous viendrait d’être originairement habité par l’idée de l’absentement de soi et de tout, dans la disparition de la mort ? Vie d’une parole crucifiée, en exode, en exil. En atteste que ce lien intime de la mort à la parole n’est ni morbide, ni mortifère. Tout au contraire, c’est depuis cette intimité là que le parler se libère de l’envie, de la plainte, de la menace, pour porter à son insu la vie de l’esprit.

    • En vertu de quoi la parole ne peut-elle se limiter « à être l’un des modes de la communication biologique » ?
    • Quelles seraient les ressources autres que naturalistes qui permettraient de « penser la parole » ?
    • Comment rendre compte de l’intuition selon laquelle des « ressources de pensée sont à trouver dans le champ du biblique » ?
    • En quoi la lecture sémiotique des textes bibliques contribue-t-elle à faire apparaître de telles ressources de pensées ?

    Lundi 30 et mardi 31 janvier 2023 

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  • Colloque - L’étrangeté du corps : pôle 4

    Se poser la question « qu’est-ce qu’un corps ? », c’est ramener de l’inévidence dans l’évidence. Notre rapport au corps, en effet, ne va pas de soi. S’il se présente telle une réalité qui s’impose, l’ambivalence et la polysémie de la notion de corps interrogent du côté d’une éthique et de la manière dont nous comprenons et concevons son étrangeté : corps vécu, social, institutionnel, propre, impropre, fantasmatique, objet, sujet, etc. De quel corps s’agit-il ? De quelle étrangeté ? Nous considérerons qu’il est une scène, un langage, un lieu d’expressivité psychique et sociale, une mémoire, un objet de médiation, siège du narcissisme, des émotions, de l’histoire de l’infantile. Il constitue également un enjeu relationnel de soi à soi, de soi à l’autre et de soi au monde. Il est porteur de signifiants, de traces : familiales, généalogiques, historiques, sociales, politiques et culturelles. Il constitue un espace de création, de transformation et de symbolisation. Comment appréhender la complexité des enjeux dont il est l’objet ? De quel(s) corps parlent le philosophe, le psychanalyste, l’anthropologue, le psychologue, le médecin, le sociologue, le juriste, le théologien ?

    Cette journée se déroulera en deux temps. Nous interrogerons en matinée les représentations du corps dans leur diversité : mises en scènes, transformations selon les âges, figures et dimension signifiante. Nous poursuivrons l’après-midi autour des enjeux du corps vécu, incarné, inscrit dans le temps, l’espace et l’institution.

    Vendredi 24 et samedi 25 mars 2023 

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Journées d'études

  • Journée d’étude « Ecologie et développement durable » - pôle 5

    Cette journée d’étude s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur les défis écologiques à relever pour limiter le réchauffement climatique et favoriser la responsabilité environnementale.

    Il n’est plus à prouver combien les conséquences destructrices de l’Anthropocène sont considérables, à la fois sur les équilibres écologiques et sur nos sociétés. Les crises sanitaires se multiplient (Covid, grippe aviaire…), les bouleversements socio-économiques et géopolitiques sont sources d’inégalités, d’exclusions et de conflits. Ces bouleversements extrêmes nous amènent alors à repenser notre avenir, à retravailler nos stratégies de développements économiques et sociaux pour permettre de trouver une nouvelle façon d’habiter le monde, afin de le préserver et d’assurer notre survie.

    Ainsi, cette journée abordera des thématiques plurielles étudiées au sein de plusieurs pôles de recherche de l’Unité de recherche de l’UCLy, CONFLUENCE : Sciences et Humanités (EA 1598) réunies autour de trois axes majeurs.

    • Écologie et économie : Le défi climatique, l’enjeu de la transition énergétique vers une économie décarbonée, la lutte contre la préservation de la biodiversité, la gestion des déchets et la raréfaction des matières premières sont aujourd’hui les grands enjeux qui bouleversent l’industrie et préoccupent la RSE.
    • Écologie et culture : Cette deuxième partie nous permettra de comprendre comment le rapport de l’humanité à l’environnement véhiculé par les productions culturelles impacte notre perception des enjeux écologiques.
    • Écologie et nouveaux paradigmes : Cette dernière partie s’intéressera aux liens des êtres humains avec leurs semblables et avec l’ensemble des êtres non-humains.

    Jeudi 24 novembre 2022 

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  • Journée interdisciplinaire en philosophie et théologie

    Mardi 13 décembre 2022 

  • Journée d’étude « Incertitudes » - Unité de Recherche

    Jeudi 02 février 2023 

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  • Journée d’étude de l’Unité de Recherche et du Collège doctoral

    Jeudi 15 juin 2023 

Réseau Théodoc

  • Rencontre du réseau Théodoc (Louvain-la-Neuve) « Savants ou militants ? Crise climatique et avenir de l’humanité »

    Les rendez-vous Théodoc ont pour objet de permettre la réunion régulière des doctorants et enseignants-chercheurs des facultés partenaires pour promouvoir les rencontres, les échanges et réfléchir à partir de questions transversales à la recherche et aux études doctorales menées dans le vaste champ couvert par la théologie.

    Pour la rencontre 2022 à l’UCLouvain, le thème retenu « Savants ou militants ? Crise climatique et avenir de lhumanité » propose de se pencher sur la manière dont il est possible de se saisir des multiples questions posées par l’articulation « Textes fondateurs, sciences, contexte culturel ». Comment la théologie, dans ses différentes disciplines, peut-elle soutenir une perspective critique actuelle ? Quelle position la théologie doit-elle adopter vis-à-vis des questions nouvelles qui se posent ? Quelles compétences disciplinaires, extra-théologiques, solliciter et avec lesquelles dialoguer ? Comment établir une distinction entre connaissances éprouvées et points de vue militants ?

    Tout(e) théologien(ne) et tout(e) doctorant(e) en théologie peut se trouver confronté(e) à ce type d’interrogation. Nous espérons que ce thème essentiel suscitera un large intérêt et permettra des échanges du plus haut intérêt dans le cadre des ateliers qui permettront aux doctorant(e)s de se retrouver le plus souvent par grands champs disciplinaires en faisant d’abord connaissance à partir de leur projet(s) de thèse puis en échangeant autour du thème retenu. Une place particulière sera réservée à la présentation par les académiques de l’actualité de leurs recherches.

    Mercredi 23 et jeudi 24 novembre 2022 

Journées doctorales de la Faculté de philosophie

Journées doctorales de la Faculté de théologie