Nouvelle conférence du cycle de la Licence d'Histoire : Les Rencontres de Carnot
Mercredi 25 mars 2026
Amphithéâtre Mérieux (Campus Saint-Paul)
De 18h à 20h
Dans quelle mesure la justice française a-t-elle contribué, depuis les années 1980, à reconnaître, qualifier juridiquement et juger les crimes commis sous l’Occupation — qu’ils aient été perpétrés par un criminel nazi ou par des agents de l’État français — et comment ces procès ont-ils transformé la mémoire nationale ?
Interventions - 1h30
Le procès de Klaus Barbie (1987)
Intervenant : M. le Procureur Jean-olivier Viout
Axes proposés :
- Circonstances de l’arrestation, de l’extradition et de l’ouverture du procès
- Déroulement judiciaire et place centrale des témoignages de victimes
- Spécificité : premier grand procès en France pour crimes contre l’humanité
- Portée mémorielle : rupture dans la perception publique de la Shoah en France
- Contribution du procès à la reconnaissance judiciaire de responsabilités liées à la persécution des Juifs
Le procès de Paul Touvier (1994)
Intervenant : Me Richard Zelmati
Axes proposés :
- Contexte historique et judiciaire d’un Français jugé pour crimes contre l’humanité
- Déroulement du procès et débats juridiques spécifiques
- Spécificité : jugement d’un acteur direct de la collaboration française
- Apport historiographique : compréhension du fonctionnement répressif de Vichy
- Contribution à l’inscription de la responsabilité française dans la mémoire nationale
Le procès de Maurice Papon (1997-1998)
Intervenant : Me Alain Jakubowicz
Axes proposés :
- Circonstances politiques et judiciaires de l’ouverture du procès
- Déroulement exceptionnel par sa durée et sa dimension publique
- Spécificité : responsabilité d’un haut fonctionnaire de l’État
- Dialogue entre vérité judiciaire et vérité historique
- Rôle du procès dans la reconnaissance publique des crimes commis au nom de l’État français
Table ronde finale (tous les intervenants) – 20 mm
Fil directeur :
- La justice reste-t-elle un acteur central dans la construction de la mémoire historique et collective ?
- Apports respectifs du droit et de l’histoire
- Spécificités françaises du jugement tardif des crimes de Vichy
- Héritage contemporain de ces procès : Quels enseignements pour les démocraties face aux crimes d’État ?
La Faculté propose une licence de Lettres modernes,une licence d’Histoire, un Master d’Histoire, une prépa IEP, un Institut d’Histoire et de Géopolitique et un Bachelor Développement Touristique.
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Nouveauté à l’UCLy : Un Master mention Histoire proposant un parcours Expertise et Géopolitique des territoires frontaliers européens