Pourquoi Shūsaku Endō est-il une figure majeure de la littérature japonaise ?
Lauréat de nombreux prix littéraires, Shūsaku Endō est considéré comme l'un des plus grands écrivains japonais du XXᵉ siècle. Son œuvre explore les questions de foi, d'identité, de dialogue interculturel et de rencontre entre l'Orient et l'Occident. Son roman Silence, publié en 1966 puis adapté au cinéma par Martin Scorsese, a largement contribué à sa renommée internationale.
Plus de soixante-dix ans après son passage à Lyon, Shūsaku Endō demeure l'une des plus grandes figures ayant étudié à l'UCLy.
Shūsaku Endō, un pont entre le Japon et l’Occident
Shūsaku Endō (1923-1996) est l’un des écrivains japonais les plus marquants du XXᵉ siècle. Figure majeure de la littérature japonaise moderne, il a exploré avec une profondeur rare les tensions entre la foi chrétienne et la culture nippone, deux univers qu’il a cherché à réconcilier tout au long de son œuvre.
Un écrivain japonais formé à Lyon
Grâce à une bourse d'études, Shūsaku Endō effectua une partie de son cursus universitaire à l'Université catholique de Lyon, au sein de la Faculté des Lettres et Civilisations, entre 1950 et 1953. Il y suivit des cours de langue et de littérature françaises au sein de la structure qui donnera naissance, quelques années plus tard, à l'actuel Institut de Langue et de Culture Françaises (ILCF).
Ce séjour européen fut décisif dans la construction de sa pensée et de son écriture : confronté à la culture occidentale, il approfondit sa réflexion sur l’identité, la foi et le rapport à l’autre.
Une œuvre habitée par la foi et le doute
Catholique dans un Japon largement non chrétien, Endō s’est nourri de ses lectures de Georges Bernanos, Paul Claudel, François Mauriac et Graham Greene. Comme eux, il a su exprimer, dans une prose d’une grande finesse, les déchirements spirituels et les dilemmes moraux liés à la condition humaine.
Son roman Silence en est l’un des exemples les plus puissants : l’histoire d’un missionnaire portugais contraint à renier sa foi tout en continuant à la pratiquer en secret.
Une reconnaissance internationale
Récompensé par le prix Akutagawa en 1955, Shūsaku Endō s’imposa rapidement comme une voix singulière dans la littérature japonaise. Traduit en plus de 20 langues, il a conquis un lectorat international.
En 1994, il fut même pressenti pour le prix Nobel de littérature, consacrant une œuvre universelle et humaniste.
Son roman Silence a connu une nouvelle vie en 2017 grâce à Martin Scorsese, qui en a tiré une adaptation cinématographique saluée par la critique.
Plus de sept décennies après son passage à Lyon, l'œuvre de Shūsaku Endō continue d'inspirer chercheurs, étudiants et lecteurs du monde entier. Son parcours rappelle combien l'expérience internationale peut façonner une œuvre littéraire et illustre les liens historiques qui unissent l'UCLy au Japon.
Ils ont marqué l'UCLy


