« One Education » : la nouvelle stratégie de l’UCLy à l'horizon 2032

Pour l’UCLy, un cycle symbolique s’achève avec la célébration de ses 150 ans en 2025-2026. Alors que ses campus lyonnais arrivent lentement à maturation, l’université vise désormais une meilleure couverture territoriale avec ses implantations à Annecy, Aix-en-Provence et Marseille. Mais pour se distinguer dans un environnement universitaire en pleine mutation, l’UCLy mise sur une approche humaniste et innovante : « One Education », au cœur de sa stratégie 2027-2032.

À l’UCLy, la rentrée 2026 se présente sous des auspices favorables, avec une légère augmentation du nombre d’étudiants (+2%) et des finances stables depuis plusieurs années. Alors que les campus lyonnais arrivent progressivement à maturité, la croissance de l’université se poursuit à travers de nouveaux territoires, grâce au campus Alpes Europe d’Annecy et de nouvelles implantations à Aix-en-Provence et Marseille.

Pas d’explosion des effectifs donc, malgré la forte croissance du nombre de vœux sur Parcoursup. « Nous avons atteint les numerus clausus dans nos formations en convention avec l’État » observe Grégory Woimbée, Recteur de l’UCLy. « Donc l’augmentation des effectifs ne peut se faire que par l’ouverture de nouvelles formations. » Une orientation qui se manifeste notamment par la création de la Schuman School, consacrée au Droit européen, et de l’Institut Richelieu, au carrefour de l’Histoire et de la géopolitique.

Des reconnaissances et accréditations d'État renouvelées

L’année 2025-2026 a permis de confirmer et de renforcer la reconnaissance de l’UCLy par les pouvoirs publics. Le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Hcéres) a notamment rendu une évaluation positive de l’UCLy, soulignant son dynamisme et émettant un avis favorable au renouvellement de sa qualification d’établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG). Cette reconnaissance par l’État confirme sa contribution aux missions de service public de l’enseignement supérieur. L’UCLy poursuit également ses partenariats avec les universités publiques, notamment dans le cadre de conventions permettant la délivrance de diplômes nationaux.

Par ailleurs, l’UCLy a obtenu cette année le label DD&RS (Développement durable et responsabilité sociétale), directement au niveau « maîtrise », pour une durée de quatre ans, soit la durée maximale d’attribution. Cette distinction reconnaît ses engagements et ses actions en matière de transition socio-écologique.

Du côté des écoles, l’accréditation de l’ESTBB à délivrer son diplôme d’ingénieur en biotechnologies a été renouvelée par la Commission des titres d’ingénieur (CTI), tandis que l’Esdes a obtenu le renouvellement, pour une durée de cinq ans, du grade de master conféré à son diplôme du Programme Grande École.

Logo EESPIG

L'UCLy de 2032 : Humaniste et innovante

Cette assise solide permet aujourd’hui à l’UCLy de contempler son avenir avec sérénité, et d’y dessiner des projets ambitieux. Grégory Woimbée a notamment présenté à la presse le plan « One Education », qui fixe les grandes orientations de l’université jusqu’en 2032. « One Education, c’est l’idée d’unir trois dimensions fondamentales de l’éducation et trois sens différents du mot ‘one’ » explique Grégory Woimbée.

« Il y a d’abord ‘one’ au sens holistique » détaille le Recteur de l’UCLy, « ce que nous appelons dans notre jargon catholique l’éducation intégrale ». Cette approche, inspirée de l’humanisme chrétien cher à l’UCLy, est une réponse naturelle aux besoins des étudiants face à un monde de plus en plus complexe et fracturé. Au-delà de la formation, un soin à toute la personne. « Notre responsabilité ne peut se limiter à transmettre des connaissances et former à un métier » poursuit Grégory Woimbée. « Nous devons apprendre aux étudiants à relier les savoirs, exercer leur discernement, et développer leurs talents pour qu’ils puissent agir au service des autres et de la société. »

Le deuxième sens du mot one, c’est justement l’individu. « Il faut permettre à chacun de développer sa singularité » souligne Grégory Woimbée. « La standardisation, l’uniformisation, c’est l’un des pièges de l’enseignement supérieur… Et de la société en général aujourd’hui. » Il s’agit tout d’abord de maintenir l’encadrement individualisé qui fait aujourd’hui la force de l’UCLy, et qui se manifeste avec des taux de réussite exceptionnels en licence (85 % en trois ans de licence).

« Enfin, il y a ‘one’ au sens de ‘ensemble’ ! » note Grégory Woimbée. Pour l’expliquer, le Recteur de l’UCLy s’est appuyé sur les mouvements sociaux des lycéens et des étudiants, qui exigent un nouveau regard sur l’éducation et davantage de solidarité intergénérationnelle. « Il faut sortir de l’individualisme » estime le Recteur de l’UCLy. « Il faut restaurer un rapport à l’éducation et à la science qui construise le collectif, sortir de la prédation, de la sélection et de la compétition. »

Dans les prochaines années, la représentation étudiante sera donc au cœur de la stratégie « One Education ». « Nous devons rendre les étudiants acteurs de leur éducation, plutôt que de les présenter comme des bénéficiaires » détaille Grégory Woimbée. « Ils doivent être intégrés à la réflexion sur l’avenir de l’université avec les enseignants, mais aussi avec des entrepreneurs et des acteurs de la société civile. »

Une politique sociale ambitieuse

En tant qu’établissement d’enseignement supérieur privé, même à but non-lucratif, la politique sociale est un point de vigilance pour l’UCLy. Aujourd’hui, 25 % des étudiants de l’université sont boursiers de l’État, tandis que l’UCLy accorde 240 bourses grâce au mécénat et aide 3 859 étudiants (48 % de ses effectifs) dans le cadre de sa politique sociale. Par ailleurs, le dispositif du quotient familial, qui calcule les frais de scolarité en fonction des revenus du foyer, représente un effort de 10 millions d’euros annuels.

Préserver et étendre cette politique sociale, malgré les pressions cumulées de l’inflation et de la baisse de la démographie, est un objectif crucial pour l’université. « Nos finances sont saines, mais nos investissements ne doivent pas dépendre de nos frais de scolarité » souligne Grégory Woimbée, qui souhaite notamment s’appuyer sur le développement de la formation continue, et sur des efforts de recherche et développement en collaboration avec des start-up locales.

Des campus qui nous ressemblent

La stratégie UCLy 2032 se traduit concrètement, avec de nombreux projets immobiliers en cours sur les campus de l'UCLy.

Sur le campus Saint-Paul, les travaux du futur Hub Biotech avancent au rythme prévu. Celui-ci sera inauguré en septembre 2027. D’une superficie de 380 m² et doté d’équipements de pointe, ce laboratoire de pré-industrialisation répondra aux normes d’une plateforme de confinement de niveau 2. Ce nouvel espace a pour but de renforcer la formation professionnelle des étudiants de l'ESTBB, et de constituer un espace d'innovation qui associe recherche fondamentale, R&D de startups, et accueil de doctorants en biologie moléculaire. « Ces nouveaux laboratoires vont permettre de visibiliser le secteur scientifique de l'UCLy » considère Grégory Woimbée, « c'est un pas important d'une université qui embrasse la science et la technologie, de manière éthique et au service de la société. »

L'université poursuit aussi ses efforts en matière de transition socio-écologique, avec un projet de ferme urbaine actuellement à l’étude sur une terrasse du campus Saint-Paul. Pensée comme un lieu d’apprentissage, d’expérimentation et de sensibilisation aux transitions socio-écologiques, elle pourrait également contribuer à approvisionner l’épicerie solidaire de l’UCLy et des associations lyonnaises.

À Annecy, l’UCLy travaille à la création d’une résidence étudiante à proximité de son campus Alpes Europe. « Ce qui est remonté, c’est que beaucoup d’étudiants habitent souvent loin du campus, parfois à plus d’une heure de route » observe Grégory Woimbée. « L’objectif est donc de répondre à des problèmes de logement et de mobilité. » Le projet est actuellement à l'étude, en lien avec les collectivités locales et des entreprises partenaires.

À Annecy, un campus en plein essor

Cinq ans après son inauguration, le campus Alpes Europe d’Annecy a déjà beaucoup changé ! Loin d’être un simple ‘petit frère’ des campus lyonnais, il s’affirme aujourd’hui comme un campus universitaire à part entière, avec une offre de formation de plus en plus diversifiée.

Aux cotés de l’Esdes, du Droit et de l’Histoire, Annecy accueille désormais l’Éducation et une antenne de l’ESTBB dont les nouveaux laboratoires seront inaugurés d’ici à l’été 2027. « Le développement d’Annecy se poursuit bien ! » se félicite Grégory Woimbée. « Nous sommes arrivés à recréer un écosystème pluridisciplinaire, similaire aux campus de Lyon, qui est une véritable richesse pour les étudiants. »

Ces trois projets témoignent d’une même ambition : faire des campus des lieux où se rencontrent formation, recherche, expérimentation et engagement au service de la société et des territoires.

Plus largement, c’est cette volonté de décloisonner les savoirs, de faire évoluer les formations et de renforcer les liens entre l’université et la société qui guide la stratégie de l’UCLy à l’horizon 2032. Avec « One Education », l’UCLy réaffirme ainsi sa volonté de proposer une éducation attentive à chaque étudiant, qui ne se limite pas à l’acquisition de connaissances et de compétences professionnelles, mais prépare aussi chacun à comprendre les transformations du monde et à y prendre toute sa place.

La rentrée de l'UCLy

"Sans les murs" | Exposition de Chamizo Exposition Chamizo à l'UCLy

En résonnance de la Biennale d’Art Contemporain 2026

Rentrée Solennelle 2026

Cette rentrée solennelle sera marquée par l’intervention exceptionnelle de Sœur Helen Alford, figure internationale de la réflexion éthique et sociale.