Une conférence de la Chaire Théologies en dialogue de la Faculté de théologie de l'UCLy.
Par Daniel De Smet, directeur de Recherche au CNRS, membre statutaire du Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes (LEM) où il dirige l’équipe « Livres sacrés : Canons et hétérodoxies ». Il enseigne également la philosophie arabe à l’Université de Louvain (KU. Leuven). Philosophe et islamologue de formation, ses recherches portent sur l’islam shi‘ite, en particulier l’ismaélisme, ainsi que sur le courant néoplatonicien dans la philosophie en terre d’Islam.
Dès les premiers siècles de l’islam, différents courants shi‘ites apparus en Mésopotamie ont adopté une série de notions qui présentent des analogies frappantes avec la Gnose tardo-antique et avec le manichéisme. On parle à ce sujet de « Gnose islamique », un phénomène dont les sources historiques demeurent difficiles à établir.
Après un court état de la question, j’aborderai plus en détail deux thèmes majeurs à l’aide de textes appartenant à la littérature ismaélienne. Je commencerai par « l’orgueil du démiurge » : notre univers sensible est le produit d’une rébellion céleste, suite à laquelle l’entité rebelle (souvent considérée comme un ange), ayant désobéi aux ordres divins, est tombée dans la matière, générant ainsi les genres et les espèces peuplant la terre.
L’instrument de la rédemption est la « colonne de lumière » (et ceci m’amène à mon second thème), une sorte d’ascenseur entre les mondes intelligible et sensible, qui fait descendre l’influx nécessaire à libérer les parcelles de lumière emprisonnées dans la matière et les fait remonter une fois qu’elles ont réussi à rompre leurs liens corporels.
Informations pratiques
Gratuit, sur inscription
