Témoignage Bruno Ducoux - DU philosophie de l'ostéopathie

Publié le 2 mai 2019 Mis à jour le 6 mai 2019
1) Comment avez-vous eu connaissance du DU « Philosophie de l’ostéopathie » ?
Depuis de nombreuses années, je souhaite prendre du recul sur ma pratique d’ostéopathe et acculturer les théories approximatives apprises. La rencontre décisive a été Jean Marie Gueulette et sa présentation à l’Académie d’Ostéopathie. Enfin, un universitaire s’intéressait à notre pratique pour lui donner du « corps » et non la critiquer.
 
2) Pourquoi vous êtes-vous inscrit à cette formation ?
Depuis cette rencontre, j’ai cherché à trouver le temps et la disponibilité pour inclure cette formation universitaire à mon agenda. Durant la préparation du Master 2 en Sciences de l’éducation à l’Université de Tours, j’avais « touché du doigt » les fragilités et les insuffisances de notre discours sur une pratique magnifique. Ayant préparé un manuscrit sur mon expérience de 40 ans de pratique, j’espérais apprendre à mieux écrire afin de lui donner un cadre recevable par des scientifiques.
 
3) Que vous apporte cette formation par rapport à votre formation initiale d’ostéopathe ?
Je suis toujours en cours de formation. Ma pratique initiale d’ostéopathe semble la même mais c’est «à la marge » qu’opèrent les changements. Je ressens surtout que ma posture de thérapeute a changé. Je me sens plus légitime pour parler de concepts que je présentais de façon trop « ésotérique ». De nombreux signaux se dévoilent permettant aux patients de mieux cheminer sur leur chemin vers la santé.
 
4) Y a-t-il déjà pour vous une forme de mise en application de ce que vous travaillez au DU dans votre quotidien d’ostéopathe ?
Oui bien sur je mets au quotidien en application ce que nous apprenons dans ce DU.
 
5) Que pensez-vous de l’articulation entre réflexion philosophique et travail pratique durant la formation ?
L’articulation entre enseignement déductif, venant d’enseignants qualifiés en philosophie et l’approche inductive venant de la réflexion sur nos pratiques enrichit tout le monde et découvre un chemin d’ostéopathie inexploré encore. Je suis impatient avant chaque session du DU et inquiet de répondre correctement aux sessions d’e learning entre les sessions présentielles.
 
6) Comment cette formation vient questionner votre activité professionnelle ?
L’ostéopathie française est un fait de société. En Janvier 1997, la fondation de l’Académie d’ostéopathie par 68 ostéopathes français a mis sur pied un laboratoire d’observation et de recherche. Ce DU est en train de donner une nouvelle visibilité à ce projet. Nous allons pouvoir donner une validité académique plus acceptable et transmissible.
 
7) Lors des sessions, quelle est la thématique qui vous a le plus marqué et pourquoi ?
L’ostéopathie est une approche de la santé innovante mettant au goût du jour des concepts aussi anciens que l’humanité. Participer à la dynamique de l’évolution humaine et tordre le cou à une vision de la médecine manuelle sclérosée, suffisante et statique est une thématique qui me convient !
8) Que souhaitez-vous dire à des ostéopathes qui découvrent l’existence de cette formation ?
35 000 thérapeutes sont inscrits en France comme ostéopathes ; ce DU est une opportunité unique pour nous de creuser ce chemin initié par A.T.Still. Cela demande des efforts personnels en temps, en argent, en disponibilité intellectuelle.
De plus, le compagnonnage avec les autres étudiants du DU laisse émerger un enrichissement réciproque que je n’aurais pas imaginé !
Il est essentiel que cette formation puisse continuer et s’étoffer de groupes de recherches au service de la santé publique. Longue vie à cette formation.