Sémiotique et Bible n°80 - Décembre 1995

Bulletin d'études et d'échanges publié par le Centre pour l'Analyse du Discours Religieux

Sommaire de la revue n°80

La sémantique interprétative de F. Rastier – Pierre Dard

Pierre DARD (Saint-Etienne, CADIR-Lyon) achève avec ce quatrième article de présenter la sémantique interprétative de François Rastier. En conclusion de cette série, l’auteur reparcourt la tradition occidentale et les différentes théories du signe et de la signification que celle-ci a produites. L’originalité du travail de François Rastier apparaît d’autant mieux. Aux côtés des théories qui ont tenté de réduire la signification soit à un renvoi à la référence (représentationalisme et réalisme) soit à une production de concepts et à l’expression d’une intentionnalité (intentionnalisme), F. Rastier fait valoir la consistance propre du linguistique et du sémiotique. Ce n’est nier ni la référence ni la communication, mais c’est reconnaître qu’à côté du monde physique et du monde des représentations, il existe un troisième monde, le monde sémiotique qui joue un rôle central, capital, dans la cognitive humaine.

Qohélet et le savoir de Dieu (Qo 3, 1-15) – J. Maas et J. Post

Jacques MAAS (Katholieke Theologische Universiteit UTRECHT) et Jack POST (Rijksuniversiteit LIMBURG, Pays-Bas) recherchent quel type de connaissance prétend pouvoir disposer le sage Qohélet, en qui toute une tradition de lecture voit une figure emblématique du sceptique. Le chapitre 3, 1-15 est analysé principalement à l’aide du modèle que Jacques Fontanille propose dans ses ouvrages pour décrire l’économie du savoir dans le discours. En conclusion de cette analyse il apparaît que, si Qohélet échoue dans sa propre recherche d’un hyper-savoir qui engloberait « tout ce qui se fait sous le ciel », il ne s’en tient pas à une position purement
sceptique. Il reconnaît la place d’un destinateur, observateur externe, qui connaît les choses et le
temps « depuis le début jusqu’à la fin ». Mais alors la reconnaissance de ce destinateur, Dieu,
transforme le savoir recherché en un croire auquel l’homme est prédisposé par la crainte de Dieu.

Matthieu 17, 10-27 – François Genuyt

François GENUYT (CADIR-Lyon) analyse la fin du chapitre 17 composé de quatre séquences qui suivent le récit de la Transfiguration. La discussion au sujet du retour d’Elie montre que la méconnaissance est une phase nécessaire de tout phénomène de retour et est donc facteur de vérité. La guérison du lunatique fait apparaître comment les disciples, incapables de guérir, n’ont pas cru au fils. La deuxième annonce de la Passion, différente de la première parce que décontextualisée, acquiert une valeur générale concernant la condition filiale de tout homme. Enfin, l’acquittement des didrachmes traite le « mensonge » de Pierre au sujet du paiement ou non-paiement de la dette par les fils.

Jonas, un prophète travaillé par la parole – Olivier Petit

Le texte qui suit rend compte de la lecture du livre de Jonas effectuée par un groupe de personnes résidant à Meyzieu (69). Il reprend nombre de repérages, remarques et opinions exprimés en ce groupe.

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