[SÉMINAIRE INTERNATIONAL] Les sociétés multinationales (et autres entités économiques internationales) face aux violations des droits de l’Homme

Publié le 21 janvier 2019 Mis à jour le 31 janvier 2019

La conférence a ainsi pour objet d’analyser les facteurs qui permettent ou facilitent ces atteintes aux droits de l’Homme en même temps qu’une relative impunité, les mécanismes de prévention existant actuellement, les dispositifs internationaux et nationaux susceptibles de permettre en hard law et en soft law d’engager le cas échéant leur responsabilité / Multinational Corporations (and other International Economic Entities) Facing Human Rights Violations - The conference seeks then to analyze the various parameters that trigger or facilitate human rights infringements as well as a relative impunity, the existing prevention mechanisms, the domestic and international rules which, in hard and soft law, can make the above mentioned entities liable

L’apparition des entreprises multinationales sur la scène internationale aura été autant un des marqueurs qu’un catalyseur de la globalisation de l’économie. Le phénomène a rendu possible une accélération de la circulation des personnes et des biens, et en même l’opportunité pour des entités de taille mondiale de définir des stratégies à l’échelle planétaires visant en premier lieu un enrichissement de leurs membres ou donneurs d’ordre. Or, leurs activités peuvent dans certains cas et en fonction de certains facteurs (: faiblesse ou connivence des Etats, inadaptation des droits nationaux, absence d’outils juridiques internationaux contraignants, etc.), induire des violations des droits de l’Homme dont lesdites entités ne répondent pourtant que rarement. Le constat est valable pour les entités exploitant une activité économique lato sensu (: production, répartition, échange ou circulation de biens, services, fonds), mais aussi pour les activités d’entités étatiques comme les fonds souverains ou interétatiques telles que la banque mondiale par exemple dès lors que le financement des projets ou les projets financés eux-mêmes peuvent donner lieu à des atteintes aux droits de l’Homme.
La conférence a ainsi pour objet d’analyser les facteurs qui permettent ou facilitent ces atteintes aux droits de l’Homme en même temps qu’une relative impunité, les mécanismes de prévention existant actuellement, les dispositifs internationaux et nationaux susceptibles de permettre en hard law et en soft law d’engager le cas échéant leur responsabilité ; en considérant les positions des différents protagonistes (: Etats, entreprises, mouvements citoyens ou société civile…). L’objectif est de faire un état de lieux du droit et des pratiques, et penser les outils pour une meilleure prévention et, le cas échéant, responsabilisation.

The emergence of multinational corporations in the international affairs can certainly be considered as one of the markers and catalysts for the globalization of the economy. The phenomenon has accelerated movement of persons and goods and increased the opportunity for international economic entities to design on a world scale basis strategies that aim at first to enrich their members or order givers. That being said, it is empirically indisputable that their activities can in some cases and due to certain factors (: States/Governments’ weakness or connivance; unsuitability of both international and domestic law ; lack of comprehensive and binding international legal instruments, and so on) lead to human rights violations. However, these entities are rarely found liable. This observation goes for operators carrying out both economic activities narrowly defined (: production, distribution, exchange or movement of goods, services and funds) and for the activities of public authorities such as the sovereign funds and inter-States entities as for example the World Bank. And that, because the project funding or the funded projects may result in some major human rights issues.
The conference seeks then to analyze the various parameters that trigger or facilitate human rights infringements as well as a relative impunity, the existing prevention mechanisms, the domestic and international rules which, in hard and soft law, can make the above mentioned entities liable; considering different protagonists’ views (: States/Governments, enterprises, practitioners, citizens’ movements, civil society…). The objective is to take a close look at the law and practices and design tools for a better prevention of human rights violations of multinational corporations or entities and, possibly, and for invoking their liability.

Langues de travail : Français / Anglais

Working languages: French / English

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