Balades lyonnaises PM - matin

Responsables

PAUL MOREAU
Docteur en philosophie
Habilité à diriger la recherche

UEUPs dont fait partie ce cours

Contenu

En des balades plus que des visites, au grand’air plus qu’en des lieux clos, loin de l’érudition, des noms et dates qu’on retient difficilement, on cherchera à faire comprendre la ville et ses quartiers depuis les différents facteurs historiques et géographiques qui ont présidé à sa formation et à faire partager visions, impressions, ambiances, voire coups de cœur.
1- La grande diagonale : Des Charpennes à la Place du Pont. 
Mercredi le 14 mars : de 10h à 12h

La rive gauche du Rhône correspond au territoire de la commune de la Guillotière, rattachée à Lyon en 1852, et qui comprenait en particulier les actuels 3 ème et 6ème arrondissements. Urbanisée au XIX ème siècle selon une voirie en damier, elle est traversée par une longue diagonale formée par les rue Moncey, Récamier, des Emeraudes. En parcourant cette ancienne route   dauphinoise, autrefois ponctuées de fermes plus ou moins fortifiées, dont la plus célèbre a donné son nom au quartier de la Part Dieu, nous découvrirons des bâtiments prestigieux comme l’ancienne gare des Brotteaux, la Tour In city,, la Bourse du Travail . Entrecoupée de placettes souvent charmantes qui en rendent difficile la lisibilité, cette grande voie conduit finalement le promeneur, par une brèche dans un bâtiment de verre qui en coupe fâcheusement la vue, jusqu’ à ce carrefour séculaire que les vieux Lyonnais s’obstinent à nommer Place du Pont
*      Métro Charpennes Charles Hernu ; RV devant la Banque PNP Pariba
 
2- Une boucle autour d’Ainay 
Mercredi le 28 mars: de 10h à 12h

Entre les places Bellecour et Carnot se tient le quartier d’Ainay, réputé secret et aristocratique. Ancien quartier d’affaires de Lugdunum, il s’est développé au Moyen Age autour d’un monastère dont il ne reste plus que l’église. Hérissé au XIX siècle de sévères immeubles de rapport, iI garde la trace des couvents et hôtels particuliers de l’Ancien Régime ainsi que les souvenirs des premières rues ouvertes sur leur domaine par les derniers abbés d’Ainay. Les yeux souvent levés pour ne pas manquer les nombreuses madones et inscriptions, nous y flânerons de part et d’autre de la très commerçante rue Victor Hugo, entre Vaubecour et Charité, pour découvrir ou du moins évoquer les lieux insolites jalousement cachés derrière tant de portes ou grilles. Au carrefour de l’histoire et de la géographie nous ne manquerons pas de rappeler le temps où, avant Perrache, le sud du quartier d’Ainay était lieu du confluent entre le Rhône et la Saône.
*      RV devant la Basilique dAinay
 
3- En balcons sur le défilé de Pierre Scize .
Mercredi le 4 avril : de 10h à 12h

Entre Saint Paul et Vaise, le cours resserré de la Saône abrite plusieurs belles reconversions architecturales : les Subsistances avec l’école des Beaux-Arts les Greniers d’Abondance, le Conservatoire national supérieur de musique et de danse , le Fort Saint Jean, le monastère des Carmes Déchaussés ; nous les contemplerons depuis divers chemins en balcons et terrasses panoramiques, offrant tour à tour des vues sur la Croix Rousse et sur Fourvière ; en rive droite montée vers le Chemin de Montauban, magnifié par l’architecture de Georges Adilon ; évocation de l’ancien château de Pierre Scize ; en rive gauche , depuis la rude Montée Hoche jusqu’à l’Ecole du Trésor retour par les Jardins des Chartreux et le belvédère de la place Rouville d’où la vue est superbe sur Fourvière, les toits et clochers de la Presqu’île et du Vieux Lyon ; descente par le très secret passage Gonin vers la Saône jusqu’à la passerelle Saint Vincent
*      RV devant la gare saint Paul
 
3- Un quartier hors les murs : Trion, un quartier hors les murs.
Mercredi le 25 avril : de 10h à 12h

Au sud de Fourvière , comme sur une troisième colline, s’étend un quartier peu connu, au nom incertain  : Saint Just, Saint Irénée, Trion … Il correspond à l’ ancien bourg fortifié au cœur duquel s’élevait jusqu’au milieu du XVI ème siècle une puissante église dont les fondations ont été dégagées récemment ; à partir de là , par des ruelles et placettes ponctuées de madones, nous monterons vers l’église saint Irénée et l’ancien couvent des Génovéfains qui abrite le nouvel archevéché; nous traverserons ensuite le fort Saint Irénée, qui conserve la mémoire de l’Institut Franco chinois ainsi que des dernières arches de l’aqueduc du Pilat ; par le très campagnard chemin de Pommières nous redescendrons vers la place de Trion, point de départ de trois anciennes voies romaines,   pour remonter de l’autre côté du vallon vers le Parc de la Visitation, écrin d’un couvent construit par Bossans, transformé récemment en superbe hôtel ; retour au funiculaire par la montée du Télégraphe.
*      RV devant la gare du funiculaire rue de Trion