118- L'essentiel dans le presque rien

Créé le 6 mai 2013


Tout entier tourné vers les grands événements de notre vie, notre regard  délaisse les petits riens de l’existence, cette expérience de tous les jours qui semble trop manquer d’épaisseur. Ce qui est banal, sans surprise, ces presque riens de l’existence ne sont plus perçus mais infra-perçus. Parce qu’ils vont de soi. Qu’est-il besoin d’interroger ce qui va de soi ? Mais la pensée court là le risque de tourner en rond : nous n’interrogeons pas l’habituel précisément parce qu’il ne nous pose pas question, il ne s’inscrit pas dans des enjeux de sens.
    Si pourtant l’humanité était inscrite dans le détail ? Différents regards (anthropologique, philosophique, éthique, artistique, médical) captent cette étrange idée. Cette pensée du détail nous extrait d’une modalité saturante du sens dans notre rapport au monde. Au fil des ces petits riens de l’existence, se dessine notre façon d’être au monde et aux autres. Ces gestes ou paroles habitués, sans enjeu, en-deçà de toute nécessité de sens, gratuits, forment ce « surplus » de notre humaine façon d’habiter le monde. L’acte d’exister devient alors une question de détails.

    Avec les contributions de Laurent Denizeau (anthropologue, Université Catholique de Lyon), Albert Piette (anthropologue, Université de Paris X), Jean-Marie Gueullette (médecin et théologien, Université Catholique de Lyon), Laure Marmilloud (infirmière et philosophe, Université Catholique de Lyon), Anne Lacombe (ergothérapeute).

Sommaire
  • Dates
    Paru le 6 mai 2013
  • Auteur(s)

    Laurent Denizeau (dir.)

  • Éditeur
    PROFAC-Théo Association des Étudiants et des Enseignants de la Faculté de Théologie de Lyon