111 - Esthétique et communication

Créé le 29 novembre 2011

La communication use largement du beau, du tragique, du séduisant et de l'étonnant, voire du terrifiant : elle a une réelle connivence avec l'esthétique et il fallait le talent d'Henri Bourgeois pour la clarifier. Le manuscrit, daté de 1998, était jusque là inédit.

 L'auteur ancre judicieusement le sens de l'esthétique dans une perspective à la fois philosophique et théologique. Une culture esthétique s'établit par de l'information, des commentaires d'œuvres artistiques ou une description des émotions et des sentiments. Mais elle demande surtout de la réflexion, pour comprendre la forme de l'esthétique, sa structure et ses composantes.

 L'école philosophique allemande de Francfort puis celle de Constance ont élaboré de précieuses analyses sur l'art, la lecture et la réception. Mais ce livre « français », à partir d'une relecture de Kant et des théoriciens des médias, relie l'esthétique et la communication et confronte la foi à l'une et à l'autre.
 
 S'il y a effectivement un malentendu, un contentieux et un débat entre la foi et l'esthétique, c'est parce que l'esthétique, bien loin d'être extérieure à la foi, lui est très proche et même intérieure. Le tout est alors que la foi laisse émerger en elle cette forme ou cette dimension d'elle-même sans laquelle elle ne serait pas ce qu'elle est.

Sommaire

Le théologien Henri Bourgeois (1934-2001) a été prêtre du diocèse de Lyon. Il a enseigné à la Faculté de Théologie de Lyon de 1970 à 1999. Son souci constant aura été de tenir l'exigence d'une véritable pensée théologique, au carrefour des apports de la culture contemporaine et des difficultés à croire aujourd'hui.

  • Auteur(s)
    Henri Bourgeois
  • Éditeur
    PROFAC - Association des Étudiants et des Enseignants de la Faculté de Théologie de Lyon