L’usage de la notion de “signes des temps” au concile Vatican II

Revue THÉOPHILYON

Résumé La notion de signes des temps, probablement inspirée par la pensée de M.-D. Chenu, se trouve sous la plume de Jean XXIII, dès 1961, et, plus encore, dans l'encyclique Pacem in terris (11 avril 1963). Elle traduit la conviction fondamentale que c'est le Christ qui est le Seigneur de l'histoire. Prêter attention aux signes des temps va de pair avec une valorisation de l'histoire comme lieu théologique, mais une histoire perçue comme orientée par l'espérance et l'attente de la venue glorieuse du Messie au dernier jour. À plusieurs reprises, Gaudium et spes, mais aussi d'autres textes conciliaires, invitent l'Église à prendre en considération les tendances de l'époque et à opérer un discernement, présentant même cette tâche comme un devoir pour elle.

  • Références
    Tome XVIII-1 - Signes des temps, traces de Dieu