Les enjeux et les défis de l'ISF selon ses directeurs

Publié le 17 novembre 2015 Mis à jour le 6 avril 2017
CHRISTIAN MONTFALCON, Vicaire général du diocèse de Lyon (1988 à 1994), qui encouragea la
naissance de l’Institut.
« Je souhaite que l’Institut des sciences et de la famille suscite de la pensée et des penseurs. Ayez beaucoup
d’audace et de courage pour ouvrir des chemins nouveaux et offrir des repères clairs qui ne soient
pas figés ! ».
EMMA GOUNOT, Professeur de droit (directrice de l’ISF de 1974 à 1984)
« L’Institut des sciences de la famille veut être un carrefour de rencontre et de confrontation entre spécialistes
des diverses sciences humaines (...) et philosophes et théologiens, et avec ceux qui par leur profession
ou par leurs engagements ont des responsabilités dans le domaine de l’action familiale et de l’éducation.
Il veut notamment susciter une réflexion philosophique et théologique en fonction des données actuelles
des sciences de l’homme et des conditions concrètes de la vie des foyers ».
JOËL CLERGET, Psychanalyste, écrivant (directeur de l’ISF de 1984 à 1986)
« Le défi de l’Institut des sciences de la famille c’est de tenir une pensée et une parole vivantes sur les réalités
familiales et la question de la transmission. Il importe que le statut universitaire de la recherche soit tenu dans
une élaboration pluridisciplinaire. On a toujours à apprendre des autres chercheurs quelque chose ».
XAVIER LACROIX, Professeur de théologie (directeur de l’ISF 1986 à 1994)
« L’Institut des sciences de la famille se situe à une tripe intersection : théorie/pratique ; interdisciplinarité ;
inspiration chrétienne/argumentation philosophique. Si tension il y a entre inspiration et argumentation, il
est nécessaire que cette tension soit problématisée. Elle-même est objet de questionnement. Il est important
de ne pas trop vite abolir, supprimer la tension ».
BERNADETTE BARTHELET, Docteur en droit (directrice de l’ISF de 1994 à 1998)
« L’institut des sciences de la famille est une chance pour l’université. Il a pour but de révéler l’état de la
famille à un moment donné et d’analyser les faits tels qu’ils sont et non tels que nous voudrions qu’ils
soient... Pour y parvenir, que de batailles épistémologiques ! L’Institut des sciences de la famille est en
quelque sorte un médiateur entre le temporel et le spirituel. »
CHANTAL RODET, Docteur en sociologie (directrice de l’ISF de 1998 à 2002)
« L’Institut des sciences de la famille doit tenir l’écart paradoxal entre le fait de débattre penser, analyser
et de placer cette confrontation au coeur de l’université catholique. Débattre des sujets sur lesquels la
communauté catholique est elle-même divisée est une gageure mais c’est remarquable. C’est un pari qui
se renouvelle chaque année et que nous risquons depuis 40 ans ».
PIERRE BENOIT, Docteur en en philosophie (directeur de l’ISF de 2002 à 2006)
« La vocation de l’Institut des sciences de la famille c’est de problématiser la famille, c’est-à-dire, d’ouvrir
la liberté de décision à quelque chose qui dépasse chaque discipline ».
PASCALE BOUCAUD, Professeur de droit (directrice de l’ISF de 2007 à 2012)
« L’Institut des sciences de la famille est une entité unique et précieuse, où l’interdisciplinarité permet de
dynamiser la réflexion sur la famille, cet élément si naturel et si fondamental. Il s’agit de relever le défi
d’une recherche objective, soutenue par un réseau universitaire international, pour une action au service
de la société et de ses diversités spirituelles ».
VALERIE AUBOURG, Docteur en anthropologie (directrice de l’ISF depuis 2012)
« L’Institut des sciences de la famille se donne pour but de penser les complexités de la famille et d’accompagner
ses transformations ».