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Retour sur le colloque de patristique à Athènes

Publié le 20 mars 2018 Mis à jour le 20 mars 2018

Compte-rendu du colloque "Les ‘Sources Chrétiennes’: apport grec et latin à la culture européenne" Athènes -23-25 février 2018

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le 20 mars 2018

Ajouter à mon agenda 20-03-2018 20-03-2018 40 Retour sur le colloque de patristique à Athènes Compte-rendu du colloque "Les ‘Sources Chrétiennes’: apport grec et latin à la culture européenne" Athènes -23-25 février 2018
Du 23 au 25 Février 2018, a eu lieu un événement exceptionnel dans le paysage de la patristique européenne. Au tout nouveau Centre Culturel Stavros Niarchos, au sud d’Athènes, où la Bibliothèque Nationale achève son installation, s’est tenu un colloque exceptionnel intitulé

"Les ‘Sources Chrétiennes’: apport grec et latin à la culture européenne".

Il venait honorer les 75 ans de la collection des Sources Chrétiennes et son acquisition par la Communauté jésuite d’Athènes. Il était organisé par l’Institut des Sciences Humaines des jésuites d’Athènes, la Bibliothèque Nationale de Grèce, l’Institut des Sources Chrétiennes de Lyon (HiSoMA), l’axe patristique de la Faculté de théologie de l’Université Catholique de Lyon, les Facultés jésuites de Paris, la revue théologique Synaxis d’Athènes, et la société biblique Artos Zoïs d’Athènes. Avec Stavros Zoumboulakis, Président du C.A. de la Bibliothèque Nationale d'Athènes, Pierre Salembier, s.j., en a été la cheville ouvrière.
Devant une centaine de participants, une quinzaine d'intervenants, 
hellénophones ou francophones, dont plusieurs des Sources chrétiennes et de la Faculté de théologie de l’UCLy, ont montré les convergences ou les points de contact entre Grecs et Latins, ainsi que le rôle des éditions et recherches actuelles pour la mise en évidence d'une culture européenne commune. Les échanges furent multiples entre les conférences, et aussi au-delà, dans un climat fraternel. Cette rencontre a clairement mis en évidence l’espace ouvert au développement des relations entre Europe occidentale et Europe orientale, où les « Sources Chrétiennes » ont un rôle déterminant à jouer.

Elie Ayroulet, enseignant à l'UCLy, reponsable pédagogique du Master en théologie et sciences patristiques

 

Le colloque a eu beaucoup de moments forts. Mais ceux qui m’ont le plus marqué ont été les séances d’ouverture, avec la présentation des réalités ecclésiales orthodoxes, et de clôture avec interrogations sur l’universalisme de l’enseignement des Pères et les projets d’avenir des Sources Chrétiennes. Outre les conférences aux contenus riches et instructifs, j’ai eu l’occasion de visiter le Musée Bénaki, l’Acropole, l’Aréopage et l’Agora. Ce sont des lieux qui parlent à qui a connaît un peu l’histoire de la Grèce antique. Le colloque fut aussi l’occasion de rencontres et d’entretiensprivés fructueux avec les chercheurs sur divers sujets.

David Djagba, doctorant en théologie et sciences patristiques à l'UCLy

 

 

Je retiens comme points forts de ce colloque tenu à Athènes :
  • L'historique de l'Institut des Sources Chrétiennes et son développement qui n’a pas toujours été un long fleuve tranquille.
  • L'effort consenti par tant de chercheurs pour présenter fidèlement les écrits des Pères, sans en amoindrir ou en trahir la visée.
  • L’avenir nous promet que les écrits des Pères seront toujours là comme une source à laquelle toutes les générations pourront puiser.
  • L'attention des conférenciers, tant grecs que français, à mettre en valeur sans partialité l’existence d’échanges entre les Pères latins et les Pères grecs. Ces échanges, minimes ou de plus grande ampleur, eurent une résonance majeure dans la culture européenne qui en témoigne encore aujourd'hui.

Sr Eulalie Rasolofoarinelina, doctorante en théologie et sciences patristiques à l'UCLy