1848. Quand l'Église refuse de suivre l'opinion publique

Créé le 7 décembre 2011

Revue THÉOPHILYON

L'opinion publique n'est pas seulement une donnée politique, elle est aussi présente dans l'écriture de l'histoire des nations. Ainsi l'année 1848 est considérée comme un Printemps des Peuples contre l'autocratie et pour la liberté. La place de l'Eglise est particulière durant cette année-là. Favorable, au début, aux mouvements émancipateurs, elle tourne casaque durant les événements. L'opinion publique le lui a beaucoup reproché, reprenant l'accusation d'une Eglise plus sensible aux puissants qu'aux petits. Or l'étude de trois textes (du pape Pie IX, du R.P. Henri-Dominique Lacordaire et du député catholique Donoso Cortès) explique que le revirement de l'Eglise est plus dû aux changements des thèmes des revendications, voire à leur déviance, qu'à la volonté de garder le pouvoir.

Summary When the Church rejects following public opinion Not only is public opinion a piece of political data, it is also to be found when writing history of nations. Thus the year 1848 is considered to be a People's Spring against autocracy and for freedom. Throughout this year, the Church position is particular. At the beginning, favourable to emancipating movements, the Church turned coat during the events. Public opinion reproached this shift strongly, taking up again the accusation of a Church more sensitive to the powerful than to the pauper. Now, the study of three texts (From Pope Pius IX, R.F. Henri-Dominique Lacordaire and from the catholic member of Parliament Donoso Cortès) explains that this about turn is due more to changes in claim themes, even their deviance, than to the will to stay in power.

 

  • Auteur(s)
    Jean-Michel Potin
  • Références
    XVI-2 - L'opinion publique, sans anathème ni vénération